En observant l’application quotidienne de la loi des 2 pieds au travail, je constate à quel point cette règle de conduite est puissante.
La loi des 2 pieds provoque un retournement de perspective qui fournit une réponse simple, immédiate, opérationnelle, à bien des choix problématiques, dans multiples domaines classiques du management. C’est le cas par exemple dans les domaines suivants :
- la prise de décision (“quels sont nos plans ?”)
- l’allocation des ressources (“combien d’énergie et d’argent y consacrer ?”),
- la coordination (“qui, fait quoi, comment, quand, et avec qui ?”),
- la gestion des ressources humaines (“comment chacun trouve-t-il sa motivation ?”),
- la planification stratégique (“ou va-t-on ?”)
Si la loi des 2 pieds fournit des réponses simples à bien des situations, il en existe aussi d’autres que même la loi des deux pieds n’aide pas à dénouer immédiatement.
Dans la littérature managériale, ces grandes problématiques sont explorées du point de vue d’un manager, en tenant pour acquise l’existence d’une hiérarchie formelle de pouvoirs. Je veux explorer ces problématiques dans la perspective renversée de la loi des 2 pieds. Cette perspective, dans laquelle la responsabilité individuelle est remise au premier plan, où ce qui compte pour soi est (re)devenu la première chose à faire, et suivre ses 2 pieds reste le plus grand pouvoir de tout individu, je l’appelle la bipodocratie.
Quand j’affirme que les réponses bipodocratiques sont suffisantes, j’ai évidemment un parti pris. Et, je n’ai pas l’intention de convaincre que ce point de vue est meilleur que d’autres. Je m’adresse seulement à ceux qui veulent l’adopter avec moi, le temps de pousser l’exploration plus loin, et de découvrir ce que l’éclairage bipodocratique va nous apprendre.
