Jun
17
2010

de l’amour, oui … mais du pognon aussi, tout plein !

Chez /ut7, mes collègues et moi travaillons dur pour inventer un mode d’organisation où chacun peut agir sur ce qui est important pour lui.

Au fil des jours, j’ai compris que :

Sans information financière adéquat, je ne saurais pas agir sur ce qui est important pour moi, car la viabilité économique et financière de la structure dans laquelle je travaille est une condition nécessaire à la poursuite de mon projet.

J’en déduis que pour qu’une telle organisation fonctionne, il est nécessaire que :

Suffisamment de personnes se préoccupent de la viabilité économique de l’organisation, et agissent pour que pour que des informations pertinentes, synthétiques et compréhensibles soient accessibles à tous ceux qui les cherchent.

Voilà qui mérite une inspection détaillée.

“pertinentes, synthétiques et compréhensibles”

‘Trèèès difficile : comment savoir, à priori, quelles informations sont pertinentes ? Comment les synthétiser d’une manière que ce qu’elles reflètent est pertinent ? Et comment les présenter sans les altérer, et d’une manière qu’elles puissent être comprises ?

Pas simple du tout. Et ces choix ont des conséquences considérable : la manière dont nous sélectionons et transformons les informations a un impact déterminant sur le comportement de notre système. Je sais que ça demande des compétences de comptable et de financier, et qu’il n’est pas raisonnable d’espérer que seules ces compétences suffisent.

Il n’y a probablement pas de bonne recette à priori. Heureusement, nous sommes nombreux à en chercher une qui nous conviendra.

“accessibles” :

Ça c’est facile. Accessible, ça veut dire 2 choses :

  • tout ce qui n’est pas caché est facile à trouver, par tous,
  • ce qui est caché l’est explicitement, et assumé comme tel (ce qui évite de dépenser vainement son énergie à chercher)

La manière la plus simple que nous avons trouvé pour rendre les informations accessibles, c’est de n’en cacher aucune. En particulier, les salaires de chacun sont publics.

Ainsi chacun d’entre nous peux construire les indicateurs qui ont du sens pour lui. Nous partageons nos analyses, et peu à peu émergent des représentations communes (modèles, indicateurs, outils). Se présente alors un autre défi : saurons-nous faire évoluer les outils dans lesquels nous avons investi à une vitesse suffisamment grande pour qu’elle n’entrave pas notre capacité d’adaptation ?

“suffisamment”

Ça fait combien, “suffisamment” ? Juste assez.
Lesquelles ? Toutes celles pour qui c’est important.
Ça peut être tout le monde quand le plus gros enjeu en cours se situe dans la dimension financière.

Voici comment, je me suis trouvé plongé  plusieurs jours dans un exercice de comptabilité prévisionnelle, en ayant de la passion pour ça.

Si on m’avait prédit ça il y a 2 ans, je ne l’aurais peut-être pas pris au sérieux.

Written by raphael in: Uncategorized |

3 Comments »

  • Geoffroy says:

    interesting! après 6 mois d’utilisation, continuez-vous à suivre ces indicateurs mis en place ? il y en a combien ?

  • raphael says:

    Les indicateurs que nous suivons aujourd’hui :
    * combien on dépense par mois,
    * combien de temps on a devant nous avant d’être dans le rouge (sans aucune nouvelle entrée d’argent)
    * combien de temps s’écoule entre l’instant où l’on reçoit un appel entrant, et l’instant où l’argent arrive sur notre compte bancaire,

  • raphael says:

    EDIT : j’ai mis à jour le nom de ma société, suite à son changement de nom.

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